Pointeuse, badgeuse : simples outils de flicage des salariés ?


 Validé le 03/07/2014    1203 vues


Pointeuse, badgeuse : simples outils de flicage des salariés ?

Encore aujourd’hui, la pointeuse souffre d’une mauvaise image auprès des salariés.

Pourtant, elle peut également être un moyen pour ces derniers de défendre leurs droits.

Parfois, il arrive même que le dispositif se retourne contre l’employeur.

Petit rappel sur l’intérêt d’une pointeuse pour l’employeur, et pour ses salariés.

Le pointage du personnel : une obligation pour l’employeur

Le Code du Travail impose à tout employeur de comptabiliser le temps de travail de ses salariés et de les conserver pendant cinq ans.

A l’exception des employeurs du secteur de l’agriculture et des transports routiers, qui ont leur propre réglementation.

Pour une petite entreprise à taille humaine, il est tout à fait possible de gérer cela soi-même, de manière manuelle, sans utiliser d’équipements spécifiques.

Mais pour de plus grandes entreprises cela peut très rapidement devenir ingérable.

C’est pourquoi, bien que la loi n’impose pas de s’équiper en outils de pointage, de nombreux employeurs sont contraints d’investir dans ce type de matériel.

La badgeuse, ou la pointeuse, facilite la tâche des employeurs ou des RH en leur permettant d’avoir une trace fiable du temps de travail effectif des salariés.

Choisir le bon système de pointage

Afin de pouvoir organiser au mieux son pointage, l’employeur doit choisir le matériel ou la méthode la plus adaptée.

C’est pourquoi le choix d’un système de pointage est généralement précédé par un audit qui permet de définir clairement les besoins spécifiques de l’entreprise.

Le choix va se faire en fonction de facteurs comme l’effectif des salariés et la durée de travail, la complexité de l’organisation (les horaires sont-elles les mêmes pour tout le monde ? est-ce qu’elles changent d’une semaine sur l’autre ? il y a-t-il parfois des astreintes ?...), mais aussi le budget ainsi que les compétences que l’entreprise possède en interne pour gérer les données collectées par le système de pointage.

C’est seulement après avoir répondu à ces différentes questions et analysé clairement ses besoins que l’employeur pourra opter pour une pointeuse mécanique, aussi appelée horodateur, ou pour une badgeuse si il a un plus grand effectif à gérer.

Une sécurité pour les employés

Si la pointeuse, ou un autre système de pointage, n’est pas toujours bien accueillie par les salariés dans un premier temps, elle finit généralement par mettre tout le monde d’accord.

En effet, cela leur permet d’avoir une trace du nombre d’heures travaillées et leur offre donc une certaine sécurité en cas de litiges.

Elle peut donc aussi bien être une arme pour l’employeur que pour ses employés en cas d’heures supplémentaires non rémunérées.

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