Richard Vainopoulos : Le tourisme doit relever que d'un seul ministre


 Validé le 28/07/2014    625 vues


Richard Vainopoulos : Le tourisme doit relever que d'un seul ministre

Comme nous le savons, le mercredi juin 25 dernier, les députés ont adopté à l'Assemblée deux amendements qui contribuent notamment à l'augmentation de la taxe de séjour en Ile-de-France.

Le ministre des Finances a donné son accord à ces amendements dès le lendemain. Laurent Fabius, quant à lui, ne s’est prononcé que le dimanche 29 juin.

Dans son communiqué de presse, le ministre des Affaires étrangères soutient que de telles mesures vont tout simplement à l’encontre de l’engagement du président de ne pas alourdir la fiscalité.

Elles risquent fort, toujours selon lui, de compromettre « la promotion du tourisme qui est une priorité pour l’emploi et le commerce extérieur de la France ».

Laurent FABIUS a certes fait preuve de logique et de bon sens. Seulement, pourquoi prendre position si tardivement ? Cette incohérence évidente au sein du gouvernement nous emmène à nous poser, encore et toujours, la même question : de quel ministre relève effectivement le tourisme ?

À l’heure actuelle, personne ne peut se prononcer de manière catégorique. Trois membres du gouvernement s’arrogent le titre de premier responsable et maintiennent tout faire pour le développement du tourisme.

Dès que l’occasion se présente, le ministre de l’économie ne manque pas de rappeler que le tourisme relève de son ministère. Par contre, on n’entend guère la Secrétaire d’État, Fleur Pellerin. Laurent Fabius est présent sur tous les fronts !

Il est grand temps de faire table rase des effets d’annonces et de se concentrer sur l’essentiel

Pour justifier leur position respective, ces personnalités rivalisent d’effets d’annonces. Si Fleur Pellerin s’est fixée comme objectif de réveiller le secteur, on ne voit rien de concret depuis sa nomination.

Arnaud Montebourg soutient avoir accompli un exploit en assignant Booking.com en justice : annonce rapidement infirmée par le site. De son côté, pour améliorer la compétitivité du tourisme, Laurent Fabius préconise une trentaine de mesures.

Mais de vaines paroles ne servent à rien. Il faut agir plus concrètement si l’on veut que les touristes viennent en France et y dépensent plus.

Il faut mettre en œuvre et appliquer des mesures pour que l’argent public ne vienne plus alimenter les caisses des organismes para publics dont l’utilité reste à prouver.

Pour relever de si grands défis, les professionnels du tourisme aspirent travailler avec un ministre, au lieu de s’adresser à trois qui n’arrivent pas à trancher sur leurs domaines de compétences.

Vous en saurez plus sur la prise de position de M. Vainopoulos en visitant son blog sansdetour.net.

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